CENTRE DE LA FRANCE 2020

Grand départ donc, avec pour première étape mener notre résidence à roulettes (caravane…) justement dans le centre de la France. Angoulême nous semble bien placé pour rayonner dans ce qui est encore un terrain à défricher…

 

Oui, mais voilà, ce matin du 7 juillet le moteur permettant de déplacer la caravane ne veut pas se mettre au travail. Panne de batterie/panne de chargeur ? Nous réussissons simplement à sortir la caravane du local où elle est entreposée et à envisager de trouver un réparateur lorsque nous serons rendus sur place à Angoulême. Passons sur les différentes péripéties du voyage pour lever le suspense : la batterie était déchargée et après une nuit de charge dans un camping près de Guéret tout est rentré dans l’ordre.

 

Jeudi 9 Juillet  et vendredi 10 juillet 2020. ANGOULÊME

Fin du trajet jusqu'à Angoulême et Repos. La canicule nous scotche. Nous sommes juste capables de boire (de l’eau !)

 

Un essai de randonnée a lamentablement avorté le vendredi, ayant décrété que nous étions fatigués et qu’il serait judicieux de se donner un jour de repos avant de partir à l’aventure.

 

Jour de repos bien utilisé d’ailleurs pour fignoler nos circuits et s’apercevoir que cette région de France n’est absolument pas plate.

 

Samedi 11 juillet 2020 – ROUILLAC -16

Parcours Cognac et Pineau. Départ tôt le matin pour éviter la grande chaleur qui s’annonce.  Aux boissons locales il faut ajouter le tournesol (non pas l’huile mais la plante…). Des champs immenses, à flancs de collines, dissimulent la route et donnent l’impression de rouler dans ces immensités de boutons d’or géants… ça monte, ça descend, rarement plat, et ayant choisi un itinéraire de (très) petites routes c’est à peine si parfois on y croise une voiture.

 

Petite ville enserrée dans ses vignes et ses champs de tournesol, Rouillac vit apparemment une saison touristique au ralenti. Office de tourisme fermé, terrasses de cafés quasiment vides à l’heure de l’apéro, peu de circulation, commerces fermés ce qui nous oblige à tamponner chez le pharmacien, faute de mieux. Distanciation physique peut-être ? En tout cas nous respectons les règles et dès que nous mettons pied à terre nous portons les masques.

 

Dimanche 12 juillet 2020 – LAROCHEFOUCAULD (16)

Le grand pont du 14 juillet va-t-il amener les touristes ? En tout cas ils n’y étaient pas encore à Larochefoucauld. Magasins fermés hormis boulangers et pâtissiers, rues désertes et il fallut monter au château pour rencontrer quelques touristes. La pauvre guide attendait, bien isolée à la porte du château, pour emmener ses premiers visiteurs, mais aucun n’avait l’air de se décider.

 

Château impressionnant par sa taille selon une légende, le château serait hanté par l'esprit de la fée Mélusine, qui se serait jetée du haut du donjon, ou par les âmes des fondateurs de la famille. Le château appartient toujours au XVème duc de La Rochefoucauld et a fait l’objet d’un classement comme monument historique en 1955.

 

Lundi 13 juillet 2020 – AUBETERRE-SUR-DRONNE 16

Un peu loin d’Angoulême puisque situé à la limite du Périgord, aussi avons-nous pris la décision de nous rendre en voiture à Aubeterre-sur-Dronne et de bâtir un circuit à partir de ce village, classé dans la catégorie des « plus beaux villages de France ».

 

Parcours un peu moins vallonné que les jours précédents car nous avons choisi de suivre la Dronne pour partie, encore environné des immenses champs de tournesol en fleurs. Comme souvent, nous profitons des rencontres fortuites (mais voulues par nous) pour engager la conversation avec les « gens du coin » et apprendre ainsi que nous nous trouvons sur une double ligne de démarcation, l’une pourrait-on dire de civilisation puisque c’était celle limitant les pays d’Oïl et d’Oc, et l’autre plus contemporaine puisque passait là la ligne de démarcation entre zone occupée et zone libre lors de la dernière guerre.

 

Surprise lors de notre retour à Aubeterre-sur-dronne : les touristes étaient au rendez-vous. Le village était envahi raisonnablement et puisque l’heure y était, nous avons décidé de prendre place dans un restaurant installé confortablement à l’ombre des arbres du mail central. Meilleur moyen de faire disparaître la fatigue du jour.

 

Mercredi 15 juillet 2020 – VILLEBOIS-LAVALETTE 16

Temps morose aujourd’hui. Gros nuages et crachin à devenir. En réfléchissant un peu plus loin que le but de notre nez on s’aperçoit qu’on n’aime ni e grand beau temps (c’est épuisant de pédaler sous le soleil par 35°) ni le petit temps gris (le moral ne suit pas…)

 

Bref, aujourd’hui on pédale quand même mais on trouve les côtes plus difficiles, le revêtement des routes plus mauvais, le vent toujours de face, les voitures agressives et pas un troquet de toute la balade pour prendre notre café/chocolatine habituel.

 

Après un quasi-surplace pour arriver à Villebois-lavalette, force est de constater que le château est particulièrement imposant et que la ville ne manque pas de caractère. Récompense après beaucoup de mauvaise foi. Il y a des jours comme ça où on est grognon et il faut alors beaucoup de petits plaisirs pour trouver qua la vie est belle et heureusement c’est ce qui est arrivé aujourd’hui.

 

Jeudi 16 juillet 2020 – ST GERMAIN DE CONFOLENS

Au programme une balade le long de la Vienne, vue parfois du haut des collines adjacentes, mais toujours dans un paysage de verdure et pour la première fois entièrement consacré à l’élevage.

 

Avant d’atteindre St Germain, Confolens nous apparaît avec son caractère médiéval prononcé, avec des noms de personnage assez connu mais, il faut l’avouer dont nous n’arrivons à resituer les faits et gestes dans l’histoire de France. Il nous faudra Wikipédia une fois de retour au campement pour s’en souvenir avec des « Ah ! oui, bien sûr » mais pas forcément d’entière bonne foi.

 

On pousse jusqu’à St Germain-de-Confolens, lieu BPF pour ne rencontrer que quelques maisons, pas de commerces, un château dans un stade (très) avancé de délabrement. Heureusement un entrepôt de boissons et un employé compréhensif nous permettront d’obtenir ce coup de tampon désiré.

 

Wikipédia, toujours lui, nous apprendra que le dernier recensement a comptabilisé 84 habitants et qu’il était bien vain à ce stade d’espérer voir un commerce ou une administration ouverte.

 

Heureusement le retour toujours le long de la Vienne nous comblera autant qu’à l’aller.

 

Samedi 18 juillet 2020 – CIEUX (87)

Premier BPF en Haute-Vienne au départ de notre lieu de résidence ( !) le château de Leychoisier, en fait un camping de la chaîne « Castels » et, comme le nom l’indique, camping installé dans le domaine d’un château. Endroit de toute merveille, arbres multi-centenaires et covid19 obligé quasiment personne sur les emplacements.

 

Si Cieux n’offre pas un grand intérêt hormis le lac qui l’environne, en revanche nous en profiterons pour pousser notre route jusqu’à Oradour-sur-Glane, ville martyr de la seconde guerre mondiale où furent assassinées 642 personnes par des troupes allemandes déchaînées.

 

Le site, conservé en l’état pour qu’il puisse restituer la mémoire des horreurs qui s’y sont déroulées est un cri déchirant contre la folie des hommes. Digne et sobre, l’ensemble porte un message de paix, un appel à la conscience douloureux mais nécessaire.

 

Dimanche 19 juillet 2020 -

SAINT-LEONARD-DE-NOBLAT (87)

Entre Poulidor, la halte du Chemin de Compostelle, le bourg Auvergnat dans toute sa splendeur nous n’avons pas hésité : nous avons tout pris. Et particulièrement rendu un hommage à notre champion cycliste qui, au-delà de ses exploits sportifs fut avant tout un homme généreux, honnête, jusque et surtout y compris dans sa pratique sportive. Raison pour laquelle il fut certainement et restera l’un des plus populaires sportifs de notre pays.

 

Pour cette randonnée nous étions un peu inquiets quant à la dénivelée envisagée. Notre forme s’améliore de jour en jour mais nous sommes encore loin de son éclat maximum. Et bien, malgré un excellent repas gastronomique où, sans pour autant forcer sur le vin nous ne nous sommes pas mis pour autant à l’eau, le retour assortit d’une longue montée de plus de 7 kilomètres, s’est effectué dans des conditions correctes.

 

Seule ombre au tableau : le câble du dérailleur arrière, à forcer de frotter contre le pied-support du vélo, s’est détoronné et il est hors de question de continuer à rouler sans le changer. On verra demain s’il est possible de trouver un vélociste, et surtout le câble de 3 mètres nécessaires pour un tandem !

 

Pour nous suivre.....

Vous êtes maintenant sur le site de Joëlle et Robert. Nous y tentons, par des compte-rendus et des photos  de vous faire partager notre passion pour le voyage en vélo, et plus précisément en tandem. Nous espérons que vous en retirerez beaucoup de plaisir et qui sait, vous y trouverez peut-être l’envie de faire comme nous.  Nous essayons de tenir ce site à jour mais comme nous sommes souvent sur les routes et les chemins il arrive régulièrement que la mise à jour soit en retard sur nos voyages. Allez, venez faire un bout de route avec nous…

Ci-dessous un bref aperçu des images  de voyages que vous retrouverez plus nombreuses en cliquant sur une page du menu.

La Bretagne

La Margeride

l' E6, La Loire à vélo

La Cerdagne

Les Monts d'Ardèche

La Nouvelle-Zélande

Chez les CH'TIS  2015

Cathédrale d'Amiens
Cathédrale d'Amiens

2016 en vrac...

2017 Deux-Sèvres et Vendée

2017  Cantal et Corrèze

2018 Maine-Normandie

2019  Grand Est

2019   franche-comté